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2 avril 2016 6 02 /04 /avril /2016 11:03

Shou sugi ban ou Yakisugi

TECHNIQUE / Le bois brûlé

Le bois brûlé est issue de la technique du shou sugi ban également appelé Yakisugi, méthode japonaise de préservation et de finition de revêtement de bois extérieur. Brûler le bois en superficie permet de rendre extrêmement dur en faisant ressortir l'oxygène et le protège de toute agression extérieure. Ce traitement confère au bois une stabilité d’aspect et une grande longévité. Au japon cette technique est utilisé depuis des siècles pour la préservation des façades des maisons traditionnelles. Le bois brulé se marie parfaitement au style contemporain et s’intègre avec harmonie et élégance dans nos projets de jardins et de terrasses. Cette technique confère au bois une patine unique de reflets cuivrés et de teintes noires tout en nuance. Ici nous avons utilisé du châtaignier car nous privilégions les essences locales dans nos projets.

TECHNIQUE / Le bois brûlé

L’alliance du bois brulé et du végétal

TECHNIQUE / Le bois brûlé
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2 mars 2014 7 02 /03 /mars /2014 16:13
Bonjour à tous

Si la construction se fait selon trois modes :
- concrétion (adobe, béton).
- assemblage (charpente bois ou métallique, ...)
- appareillage (maçonnerie)

1°) Concretion par Building Information Modelling
C'est dans le premier mode que la machine opère. Je vous avais déjà parlé des murs double peau fait en usine, voici à présent Contour crafting. A noter, qu'on retrouve les portiques et les ponts roulants.
http://www.contourcrafting.org/
http://www.youtube.com/watch?v=JdbJP8Gxqog

Ce ne sont que des imprimantes 3D géantes (limitées pour les modèle à 2300 € à 35 cm)
http://www.arte.tv/guide/fr/051480-005/futuremag?autoplay=1

 

2°) Assemblage toujours assisté par machine. (cliquez sur les images pour les agrandir)

 

Gehry_Frank_FLV_4196.jpg

 

La preuve, avec ces grues et ces nacelles :

 

Gehry Frank Fondation-Louis-Vuitton Chantier

 

3°) L'appareillage.

Il n'a pas fait long feu sous les effet de la révolution de l'information.

Si les boulet metallique français ont modifié les murs d'enceinte des château forts amenant aux escarpes et contre escape des forteresse bastionnées (entourés de takus de terre ceints de murs appareillés). Cette émergence de la Renaissance italieen retravaillée par Vauban ceci n'est pas allé au delà de la première guerre mondiale (fort de Douaumont ou fort de Vaux). La guerre est aujourd'hui celle de l'inforamtion.

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14 février 2014 5 14 /02 /février /2014 00:44

 

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9 décembre 2013 1 09 /12 /décembre /2013 21:45


03(@SipaneHoh)

 

Dans un article de Al-Ahram daté du 19 octobre 2010, le journaliste Wajih Al Sakkar  présente le mécanisme de climatisation naturelle du Docteur Ahmad Abd el Wahab Rizk, architecte, scientifique et chercheur. Canalisation des vents et géothermie ou l’immeuble bio-climatique des rives du Nil.

 


Contexte
A l’heure où la consommation d’énergie électrique pour la climatisation augmente dans les pays chauds tel l’Egypte, le Docteur Ahmad Abd el Wahab Rizk, architecte, scientifique et chercheur, nous fait part de son innovation architecturale qui allie deux théories (utilisées séparément autrefois) menant à l’autosuffisance énergétique dans le domaine de la climatisation d’un bâtiment.

Al-Ahram, littéralement Les Pyramides, est l’un des quotidiens les plus anciens et plus respectés d’Egypte.


UN SCIENTIFIQUE EGYPTIEN INVENTE L’AUTO-AERATION DES BATIMENTS

 
Wajih Al Sakkar | Al-Ahram


Le Caire - Avec la propagation des vagues de chaleur – désormais la plupart des jours de l’année -, un scientifique égyptien a inventé une conception architecturale moderne basée sur l’auto-aération des bâtiments sans avoir besoin de recourir à la climatisation électrique.

Ahmad Abd el Wahab Rizk profite des vents qui frappent le pays pendant les chaudes journées d’été pour créer, dans le bâtiment, des zones vastes et profondes qui puisent dans la fraîcheur du sol. Ce système doit permettre, selon lui, la diminution du coût total de l’électricité de cinq milliards de gineh (la monnaie égyptienne) chaque année. Sans parler de la réduction du fréon (un gaz polluant qui participe au réchauffement climatique) émis par les systèmes de climatisation électrique.


02(@MarcRyckaert)

 

Le professeur d’architecture à l’université de Tanta expose son idée en expliquant que, jusqu’ici, la plupart des études se sont concentrées sur l’exploitation de la vitesse du vent du nord dans la production électrique via des éoliennes, surtout dans la mer Rouge tandis qu’aucune étude n’est faite quant au rôle du vent dans le refroidissement et la ventilation des édifices, que ce soit dans les villes ou les villages.


Ainsi, pour le moment, le rôle de l’architecte, dans la conception du logement, se limite à la réservation d’un local pour mettre en place le système de climatisation et de penser à une maintenance rapide en cas de panne, surtout aux mois de juillet et d’août, les mois les plus chauds de l’année. Ainsi, il participe à l’augmentation de l’insouciance générale vis-à-vis des problèmes environnementaux.


Vents d’été

Le Dr. Ahmad Abd el Wahab Rizk dit : «Le vent estival qui souffle sur l’Egypte, malgré le temps chaud, a la particularité d’être froid car il résulte de la dépression d’air venant d’Europe du sud. Les mers Méditerranée et Rouge, dont les eaux se caractérisent par une température inférieure à celle de l’air ambiant, font que la vitesse de ce vent atteint 6m/sec. à une température suffisante pour abaisser la chaleur intérieure de n’importe quel édifice et répandre une climatisation naturelle, y compris dans les zones résidentielles. Différentes études confirment la constance de ces vents selon une valeur suffisante pour envisager qu’ils fondent des règles dans la conception architecturale d’un l’immeuble. Ces règles consistent à respecter le trajet du vent en créant des ouvertures qui le canalisent dans un parcours intelligent pour parvenir à un résultat idéal».


Le scientifique égyptien propose ainsi un questionnement sur les méthodes déjà utilisées dans l’Egypte ancienne à l’époque des pharaons. De fait, ils connaissaient déjà l’effet climatisant de la circulation du vent et opéraient des ouvertures verticales dans les murs de leurs temples pour une utilisation optimale.


05(@SipaneHoh)

 

Depuis les pharaons, on a eu recours dans toute la péninsule arabique aux tours à vent* qui profitent de la verticalité d’un édifice et de la vitesse des vents qui s’y infiltrent pour un résultat des plus concluants. Hassan Fathi, l’architecte égyptien de renommée mondiale, a usé de cette méthode pour ses conceptions où les dômes sont dotés de multiples ouvertures. L’architecte Ahmad Abdin a fait évoluer le concept en l’introduisant en terrasses dans ses bâtiments pour une trajectoire idéale qui guide le vent.


Les couches souterraines

Quant à l’exploitation de la fraîcheur du sol, souvent remarquable dès trois mètres de profondeur, le Dr. Ahmad soutient que la température basse des couches souterraines doit permettre de concevoir (en entresol ou carrément au sous-sol) des espaces qui bénéficieraient, surtout pendant les pics de chaleur et les heures chaudes de la journée, de températures naturellement fraiches, plus ou moins bien sûr selon la nature du sol et sa teneur en eau. Les civilisations pharaoniques et coptes avaient déjà recours à de tels procédés en utilisant ces chambres pour conserver la nourriture au frais. Il suffirait donc, à partir de ces pièces froides, de faire monter des canalisations reliées au circuit des vents pour climatiser naturellement l’immeuble.


03(Source Nicolas Grimal)

 

Les deux idées se complètent

Le chercheur précise que cette nouvelle conception de l’immeuble intègre les deux idées réunies, d’une part la fraîcheur des vents du nord et, d’autre part celle des couches souterraines, lesquelles participent mécaniquement à la climatisation interne et au renouvellement de l’air sans électricité. Il souligne les avantages d’une telle association et les conséquences sur la qualité de vie des habitants ainsi que sur la préservation atmosphérique et l’environnement.


Suivant ses calculs, dans un bâtiment utilisant ces deux méthodes de rafraichissement, le renouvellement de l’air se produit jusqu’à 51 fois par heure, un chiffre acceptable pour un résultat sain sans effet néfaste, alors que la climatisation d’aujourd’hui ne peut pas atteindre le quart de cette efficacité sans une consommation électrique ruineuse et causant diverses maladies rhumatismales et respiratoires.


04(SipaneHoh)

 

Le Dr. Ahmad ajoute enfin qu’aujourd’hui l’Egypte utilise trois millions de climatiseurs, un chiffre qui ne cesse de grimper. Avec la chaleur croissante, cela implique une utilisation monstrueuse d’électricité désormais équivalente à 21% de l’énergie électrique du pays (soit quatre centrales électriques). Sans parler du prix de la consommation qui augmente de 0,7% lors des grandes chaleurs d’été.


Le recours à des procédés naturels mécaniques et un effort architectural qui peut contrer cette surconsommation apparaît donc comme une évidence. La hausse de la consommation électrique actuelle se traduit négativement sur l’éclairage des rues (0,5% de moins d’électricité consacrée), ce qui pourrait influer sur des problèmes sécuritaires et autres.


Tout ceci défend l’idée que l’architecture devrait jouer un rôle important dans le respect de l’environnement et l’amélioration de nos modes de vie.

 

* La tour des vents est un élément traditionnel d’architecture utilisé depuis des siècles pour créer une ventilation naturelle dans les bâtiments.

04(tour a vent)

N.B. Cet article est paru en première publication sur le courrier de l’architecte le 04 mars 2011.

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4 septembre 2013 3 04 /09 /septembre /2013 16:16

A/ Tour de télévision de Canton (广州塔)

http://images.dayoo.com/digital/94672/94680/img/attachement/jpg/site1/20101104/001372af77d80e3ca79707.jpg

 

 

B/ Les structures hyperboloïdes de Shukhov/Choukhov :

Quelques exemples parquants parmi 200 projets réalisés de tours hyperboloïdes

 

1°) Le château d'eau hyperboloïde qui complète les huit pavillons d'exposition de la foire de Nijni Novgorod en 1896. Aussi appelé Structure hyperboloïde de Polibino.

 

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/a/a1/First_Shukhov_Tower_Nizhny_Novgorod_1896.jpg 

 

Voici son état actuel (2009) :

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/b/b1/Worlds_First_Hyperboloid_in_Polibino_photo_by_Arssenev.jpg

 

Phare Adziogol de l'estuaire du Dniepr près de Kerson en Ukraine (1910/1911).

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/9/9a/Adziogol_hyperboloid_Lighthouse_by_Vladimir_Shukhov_1911.jpg

Le site n'est accessible que par bateau.

 

Tour Shukhov/Choukhov à Moscou

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/d/d8/Shukhov_tower_shabolovka_moscow_02.jpg

 

 

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29 janvier 2013 2 29 /01 /janvier /2013 23:10


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29 mars 2012 4 29 /03 /mars /2012 10:52

Un intéressant documentaire sur les innovations techniques dans les gratte-ciel qui ont mené jusqu'au Burj Khalifa

 

 

 

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3 avril 2011 7 03 /04 /avril /2011 03:09



Les cheminées sarrasines se situent exclusivement en Bresse, et plus précisément dans le secteur Bâgé-le-Chatel - Pont-de-Vaux - Cuisery - Saint-Triviers-sur-Courtes et Montrevel-en-Bresse.

Il faut rappeler que ce que nous appelons la Bresse, c'est en fait une partie du département de l'Ain et et de la Saône-et-Loire, qui elle même se divise en trois partie : la Bresse Chalonnaise près de Chalon-sur-Saône, la Bresse Louhannaise près de Louhans et la Bresse Mâconnaise, parce qu'elle se situe juste en face notre ville de Mâcon. Ce sera cette dernière qui sera le fruit de notre attention et que nous allons parcourir à la recherche de ces fameuses cheminées.

C'est également dans cette partie de la Bresse que se situait l'ancienne seigneurerie des sires de Bâgé, qui fut rattachée en 1272 à la Savoie, par le mariage de Sybille de Beaugé avec Aimé IV de Savoie. La Préceptorie de l'Aumusse, que nous vous avons présentée il y a quelques temps, se trouvait aussi sur les terres des sires de Bâgé.

La construction de telles cheminées serait antérieure au XIIIème siècle, dont les origines sont fort discutées aujourd'hui. Pourquoi ont-elles été construites uniquement sur le territoire de cette ancienne seigneurerie ? Personne ne peut raisonnablement répondre à cette question. Nous vous proposerons donc une série de thèses logiques formulées par d'éminents spécialistes.

C'est vers la fin du XVIIIème siècle que , de Secqueville, le comte de Montrevel et T. Riboud formulèrent la première hypothèse selon laquelle des restes des bandes barbares décimées en 732 à Poitiers par Charles Martel se réfugièrent et s'installèrent le long des berges de la Saône en apportant avec eux ce type de construction. Nous ne leur devons peut-être que le principe du foyer central, car il n'existe aucune cheminée sarrasine en Saône-et-Loire.

Gabriel Jeanton, précédemment cité, fit d'importants travaux sur le pays bressan et découvrit des archives concernant la trace de certaines populations balkaniques qui, après la chute de Constantinople en 1453, fuirent devant les troupes turques de Mahomet II et traversèrent le mâconnais. Peut-être apportèrent-elles ce type de cheminée... Mais cette thèse fut en partie détruite par une monographie de MM. Dard et Brun. Ils indiquèrent dans leurs travaux, qu'au cours de 1331 et 1478, date postérieure à la prise de Constantinople, une diminution du nombre d'habitants fut enregistrée alors qu'au contraire une augmentation de la population aurait du être constatée avec l'arrivée des nouveaux arrivants.

Lors d'une correspondance avec M. Robert Moninot, celui-ci nous confia son point de vue à propos de ces fameuses cheminées, dont voici un extrait :

"Avec tous les ouvrages que j'ai pu consulter relatant l'histoire et parallèlement l'évolution de l'architecture en Europe, j'ai constaté qu'une hypothèse pouvait être assez solidement émise : influence de l'architecture des pays nordiques utilisant le bois. Ceci pour la structure même de l'âtre chauffant au large et débouchant au faîte du toit par une énorme hotte trapézoïdale. Les mêmes cheminées existent en Suède et surtout en Norvège. Curieusement, on en retrouve des spécimens en Allemagne, en Suisse Hémonique et en Franche-Comté. On peut donc supposer que les invasions barbares du Vème et VIème siècle ont pu véhiculer le principe. Et je pense tout particulièrement au peuple Burgonde qui, parti d'une île de Suède, est venu s'implanter dans nos régions. En Allemagne, dans les vallées de la Simmen et de la Saal, elles sont dénommées "Bourguignonnes". Quant à la mitre qui la caractérise à l'extérieur si spécifiquement, on se perd en conjectures. Dans le Nord, il en existe de semblables en bois (planches assemblées et décorées), en Suisse et en Savoie. Mais on en trouve également dans les Balkans"

Selon une thèse particulièrement intéressante, admise par M. Jeanton, il s'agirait d'une intervention possible des moines-soldats dans la création de ces édifices. En effet, ceux-ci créèrent dès le XIIème siècle, de nombreuses maisons en Bresse et plus particulièrement à Bâgé. Quelles étaient les relations entre les sires de Bâgé et les moines ? Par quelle loi, quel privilège avait-on le droit d'avoir une telle cheminée, et pourquoi ? Autant de questions qui resteront encore sans réponses longtemps.

Plus récemment, Monsieur Desbat, architecte des bâtiments de France, explique que l'on disait souvent au siècle dernier, et dans toutes les régions de France "oh, ce sont des combines arabes", ou "des affaires sarrasines", pour dire "des affaires dont on ne sait pas d'où elles viennent", "des choses qu'on ne connaît pas".

Théorie, pour ma part, quelque peu simpliste.


LA CHEMINEE SARRASINE

Par appellation, une cheminée est dite sarrasine lorsqu'elle est constituée des deux éléments suivants :

1) une mitre décorative externe, située sur le toit de l'habitation.
2) un foyer centrale interne, associé à la mitre et situé dans la salle principale appelée "maison".

LA MITRE

Véritable petit clocher campagnard, son architecture insolite et variée ne paraît pas réellement "cadrer" avec la vraie personnalité de la ferme bressane. Son hauteur peut varier de 2 à 5 mètres, suivant le nombre d'étages et d'ouvertures servant à laisser passer la fumée.
coupe d'une cheminée
Constituée de briques et de torchis, puis recouverte d'un enduit, chaque mitre possède un style, une décoration particulière qui varie suivant le lieu et la date de construction. Par exemple, les plus anciennes, encore visibles, ont leurs imbrications (assemblages décoratifs qui encadrent les baies) saillantes à l'extérieur, alors que les plus récentes ont leurs imbrications moins prononcées et même non saillantes.
Chaque cheminée est possède une croix en fer forgé ou en brique, sauf une qui est surmontée d'un croissant perché au bout d'une longue tige de fer et qui n'a d'ailleurs aucune signification. Avec le temps, quelques croix ont disparu, ainsi que la cloche dont chaque mitre était pourvue et qui servait à prévenir les travailleurs dans les champs.

A l'heure actuelle, il n'existe plus que 4 types de mitres :
le type polygonal,
le type carré à pyramide,
le type carré avec lanterne terminale,
le type rectangulaire en reliquaire.
Type polygonal


Il ne reste plus que 16 mitres de ce type qui est le plus fréquent dans la partie sud de la Bresse. La mitre a subi des influences diverses, le socle de la base est carrée ou rectangulaire, puis on passe par une disposition sur trompe à une partie octogonale typiquement romane. Ensuite, un ou deux étages ajourés cylindriques viennent s'empiler sur cette partie polygonale.

L'ensemble est surmonté d'une partie conique avec coupole intérieure qui pour les plus anciennes présentent des ouvertures d'influences gothique. Une croix parachève toujours le monument.

Le Tiret : mitre du type polygonal
Le Tiret
Bourdon : mitre du type carré
Bourdon
Type carré à pyramide


Il reste 13 mitres de ce type qui est le plus fréquemment rencontré dans la partie nord de la Bresse. Notons cette fois la ressemblance avec le clocher roman de l'église Saint-Philibert de Tournus. Souvent de grandes dimensions, la base et les étages ajourés sont dans un même plan carré ou rectangulaire. Cet ensemble est surmonté d'un "chapeau" pyramidal ainsi que d'une croix, l'influence romane est indéniable. Dans certains cas, l'influence orientale réapparaît comme à Saint-Romain, les arêtes de la pyramide étant légèrement courbes.

Type carré avec lanterne terminale


Datant de la fin de l'ancien régime, les trois dernières mitres de ce type sont d'inspiration baroque correspondant au style rococo apparu dès la fin du XVIème et au début du XVIIème siècle. La mitre est du type carré à pyramide avec en plus une lanterne terminale ajourée. Parfois le dôme du toit de la mitre est encadré par 4 pinacles.

Le Sougey : mitre du type carré avec lanterne terminale
Le Sougey
Le Mont à Chevroux : type rectangulaire en reliquaire
Le Mont à Chevroux
Type rectangulaire en forme de reliquaire


La cheminée de Mont, à Chevroux, est une des dernière, elle est rectangulaire, en forme de reliquaire gothique et possède une série de baies très stylisées. Une crête de briques taillées couronne le sommet du toit.

 

LE FOYER CENTRAL

De la mitre située sur le toit, un vaste manteau pyramidal descend jusqu'au ras du plafond de la salle principale. Sa surface à la base est souvent un carré qui a de 3 à 5 mètres de côté. Il repose à la fois sur le mur de refend et sur la poutre-maîtresse qui partage la maison en deux.
Parfois, des piliers verticaux de soutien ont été ajoutés, ils sont ornés de décorations diverses : croix, coeurs, etc... Des petites cavités y ont été parfois aménagées afin de recevoir des statuettes.

Contrairement aux mitres, le manteau est toujours identique. Il est constitué d'une charpente en bois dont le "remplissage" est fait de briques enduites et de torchis. Deux chevrons traversent ce manteau à mi-hauteur et en supportent un 3ème auquel est fixé la crémaillère à anneaux appelée encore "comacle", soit directement, soit par l'intermédiaire d'une potence mobile réglable du nom de "rafle" ou "âne". Ainsi, le foyer se trouve au centre du manteau et les paysans pouvaient circuler autour du feu d'où son appellation de foyer central ou "foyer qui chauffe large".
Bebey, pilier droit
Bebey : pilier droit
La cheminée sarrasine possède également une plaque en fonte appelée suivant les régions "taque", "platine" ou "foyère", qui, au lieu d'être verticale contre le mur est à plat au centre du foyer.

L'"archebanc" ou "banc des ancêtres" est le meuble le plus intéressant et le plus vénérable de la maison. C'est un grand banc à haut dossier pourvu d'un coffre. Quelquefois, il était équipé d'un petit coffre à chaque extrémité, l'un pour le sel et l'autre pour le tabac. Cet archebanc est le 3ème élément indissociable de la cheminée sarrasine.

Le jour de la mise en place de l'archebanc contre le mur de refend et de sa bénédiction, était l'occasion d'une grande fête pour la ferme. Généralement orné de décorations diverses, la date de l'édification de la cheminée y était souvent gravée, ainsi que sur les murs. Seuls les parents et les grands-parents étaient habilités à s'y asseoir, bien que certains hôtes y étaient conviés en signe de reconnaissance, et toutes les affaires importantes traitées sur l'archebanc étaient équivalentes à un serment sur la Bible, donc toujours réalisées.

 


 

BIBLIOGRAPHIE
Ghislaine DULIER
Gabriel JEANTON
Gabriel JEANTON
Gabriel JEANTON
C. BRUN
Ch. DARD
P. BASSET
M. de GACON
V.A. MALTE BRUN
Ardouin DUMAZET
: Les cheminées sarrasines. Editions la Taillanderie. 1990.
: Les cheminées sarrasines.
: Les prétendus sarrasins des bords de la Saône.
: L'habitation paysanne en Bresse. 1924.
: Les prétendus sarrasins d'Uchizy et de la Bresse. 1934.
: Uchizy monographie. 1925-1926.
: Les cheminées sarrasines de la Bresse.
: Histoire de la Bresse et du Bugey. 1825.
: La France illustrée. 1881.
: Voyage en France. 1909.

 

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25 février 2011 5 25 /02 /février /2011 15:42

FACADES
Métallique Métal sigma Plieuse 193 €/m²

galvanisation non-traitée thermo-laquée 60 €/m²

 

Rébéton 380 €/m²

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25 février 2011 5 25 /02 /février /2011 12:02

Type 316 stainless is used on the exterior of both the Petronas Twin Towers and the Jin Mao Building, two of the world's tallest skyscrapers.

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/7/7f/316L_Stainless_Steel_Unpolished.jpg


http://www.stainless-steel-world.net/pdf/sswNNB_duplex_padova.pdf?resourceId=105

  • No. 0: Hot rolled, annealed, thicker plates
  • No. 1: Hot rolled, annealed and passivated
  • No. 2D: Cold rolled, annealed, pickled and passivated
  • No. 2B: Same as above with additional pass-through highly polished rollers
  • No. 2BA: Bright annealed (BA or 2R) same as above then bright annealed under oxygen-free atmospheric condition
  • No. 3: Coarse abrasive finish applied mechanically
  • No. 4: Brushed finish
  • No. 5: Satin finish
  • No. 6: Matte finish
  • No. 7: Reflective finish
  • No. 8: Mirror finish
  • No. 9: Bead blast finish
  • No. 10: Heat colored finish-wide range of electropolished and heat colored surfaces

 

Duplex Stainless Steel

Duplex stainless steels are called “duplex” because they have a two-phase microstructure consisting of grains of ferritic and austenitic stainless steel.

http://www.imoa.info/_files/images/fig_duplex.gif

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