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2 mars 2014 7 02 /03 /mars /2014 15:30

Rue89

Elodie Cuzin - Journaliste

Publié le 07/01/2012 à 12h14

 

 

Des aéroports, une prison, un vélodrome, des cités (de la justice, de la culture, des sciences et des arts, etc.), des « ambassades » partout dans le monde... Les délires pharaoniques des dix-sept communautés autonomes d’Espagne sont responsables d’un déficit public record.

En 2011, celui-ci devait être ramené à 6% du PIB ; finalement, « il est possible » que le déficit « dépasse les 8%, mais pas de beaucoup », a estimé le ministre de l’Economie du nouveau gouvernement (conservateur) de Mariano Rajoy, Luis de Guindos.

Ce n’est pas tant la faute de l’ex-Premier ministre, le socialiste Jose Luis Rodrigues Zapatero, que celle des administrations régionales, a admis le ministre des Finances, Cristobal Montoro.

Responsables des lourds budgets de la santé et de l’éducation, certaines communautés autonomes ont profité du boom économique – qui a spectaculairement pris fin en 2008 – pour lancer des projets ruineux.

Résultat : une dette de 135,51 milliards d’euros au troisième trimestre 2011, soit 12,6% du produit intérieur brut (PIB) espagnol. Les communautés les plus endettées ? Selon la Banque d’Espagne, la très dynamique Catalogne (38,5 milliards d’euros au deuxième trimestre), et la communauté de Valence (20,5 milliards d’euros au troisième trimestre).

Revue des réalisations « narcissiques », comme on dit aujourd’hui en Espagne, des communautés autonomes.

Communauté de Valence, Castellon

Un aéroport pour les vautours

 


L’aéroport de Castellon, communauté de Valence, 2010 (Aerocas.com)

 

Présenté au public juste avant les élections régionales de mai, l’aéroport de Castellon (communauté de Valence) ne dispose pourtant pas encore des licences lui permettant d’accueillir des vols. C’est ballot, direz-vous, pour un projet mûri pendant dix ans et qui a coûté quelque 150 millions d’euros.

 


L’aéroport de Castellon, communauté de Valence, vue du ciel, 2010 (Aerocas.com)

 

Mais l’image d’une piste d’atterrissage vide ou le silence de halls d’enregistrement déserts ne sont pas si rares en Espagne. Le pays compte en effet le plus grand nombre d’aéroports commerciaux de toute l’Europe : 48 publics et 2 privés, soit l’équivalent d’un par province. En gros, c’est comme si chaque département français avait voulu un aéroport et l’avait construit. Forcément, les passagers ne suivent pas toujours. Et une dizaine d’aéroports sont vides aujourd’hui.

Le cas le plus célèbre étant celui de Ciudad Real (Castille-La Manche) qui rêvait de desservir Madrid (à 200 km) mais a vu son dernier vol décoller en octobre. Celui de Huesca (Aragon) survit grâce aux vols privés.

 

 

 

 

TF1, octobre 2010

La piste vide de Castellon fait au moins le bonheur des vautours, embauchés, pour 90 000 euros par an, pour débarrasser la piste des lapins et oiseaux gênants.

Les premiers vols pourraient être accueillis au printemps 2012, espèrent encore ses responsables.

Aragon, Saragosse

Un réaménagement urbain... pour les apéros géants

 


Le site de l’exposition internationale de 2008 (Grez/Wikimedia Commons/CC)

 

Les Aragonais avaient laissé exploser leur joie sous l’immense Basilique de Saragosse en apprenant, en 2004, que leur capitale décrochait l’organisation de l’Expo internationale en 2008.

Centrée sur le thème de l’eau et du développement durable, elle aura au moins eu le mérite de réconcilier Saragosse avec l’Ebre, le fleuve qui la traverse, en équipant ses berges de pistes cyclables et d’agréables promenades.

Mais à 700 millions d’euros, cela fait cher le réaménagement urbain : les immeubles emblématiques construits pour l’Expo, qui n’a duré que trois mois, par des architectes de renom peinent eux à se reconvertir en bureaux. Frappées par la crise, les entreprises frileuses n’investissent pas dans de nouveaux locaux.

Dominant le fleuve, le téléphérique construit pour l’occasion a entraîné 1,7 million d’euros de pertes en 2010. Les « skaters » et les jeunes en quête de lieux pour leurs fameux « botellones “ (apéros géants en plein air) ont eux trouvé le filon avec ces grands espaces désertés, selon la presse locale.

 

Madrid

Le campus de la justice, toujours sous terre

La capitale espagnole rêvait d’un ‘campus de la justice’ : 200 000 m², quinze immeubles signés par les plus grands architectes internationaux (Norman Foster, Zaha Hadid, Richard Rogers...) pour accueillir 5 000 employés œuvrant dans le ‘plus grand complexe judiciaire du monde’.

Après un premier investissement de 90 millions d’euros – un dixième du coût total envisagé, selon El Mundo –, le projet est paralysé depuis 2008 avec un seul bâtiment comme maigre trophée.

Le gouvernement régional de Madrid vient d’annoncer qu’il étudiait une offre de reprise présentée par le groupe américain Carlyle.

Les autorités espèrent encore pouvoir ainsi casser tous les contrats multimillionaires passés avec les grands architectes sans (trop) se ruiner.

Galice, Saint-Jacques-de-Compostelle

Une Cité de la culture pas finie mais déjà chère à entretenir

Après onze ans de travaux, la construction des deux bâtiments qui devaient être les plus emblématiques de la Cité de la culture est stoppée, au moins jusqu’en 2014.

 


Cité de la culture par Peter Eisenman, Saint-Jacques de Compostelle, Galice (Luis Miguel Bugallo Sanchez/Wikimedia Commons/CC)

 

Lancés en 1999 par le gouvernement conservateur (Parti populaire) de Galice, les travaux de construction et d’aménagement des quatre autres immeubles, tous signés de l’Américain Peter Eisenman, ont déjà coûté plus de 400 millions d’euros, contre les 108 millions prévus au départ.

Optimistes, les concepteurs du projet pensaient inaugurer ces 60 000 m² dédiés à la culture... avant 2005.

Le seul entretien des bâtiments coûte à la région 4,5 millions d’euros par an.

 

Valence

Une Cité de la science et des arts au budget quadruplé

 


La Cité de la science et des arts par Santiago Calatrava, Valence (David Iliff/Wikimedia Commons/CC)

 

Conçue par l’architecte célèbre Santiago Calatrava, cette Cité, abritant notamment un musée des sciences et un opéra, a indéniablement changé le visage de Valence, ajoutant à son attrait touristique. Ce, au prix de l’explosion de son budget à 1,28 milliard d’euros – quatre fois le montant prévu.

La Banque d’Espagne a dû saisir cette année deux banques locales qui l’avaient en partie financée, la Caisse d’épargne CAM et Bancaja, forcées d’assainir leurs comptes plombés par les investissements toxiques dans l’immobilier.

La police a en outre interrogé deux anciens directeurs de la Cité de la science, sur ordre du parquet anticorruption, dans le cadre de l’enquête qui met en cause le gendre du roi Juan Carlos, Inaki Urdangarin.

Les Baléares, Palma de Majorque

Le vélodrome Palma Arena, un désastre royal

L’Espagnol Santiago Calatrava était aussi chargé de construire le vélodrome de Palma Arena à temps pour la Coupe du monde de cyclisme sur piste de 2007.

 


Le vélodorme Palma Arena, Palma de Majorque, (Chixoy/Wikimedia Commons/CC)

 

Le prix du projet a finalement doublé, jusqu’à plus de 100 millions d’euros. Un surcoût qui a attiré l’attention d’un juge d’instruction de Palma de Majorque. Et c’est en tirant les ficelles du cas Palma Arena, dans lequel l’ancien président de la région des Baléares, Jaume Matas, est soupçonné de détournement de fonds publics et de corruption, que le nom du gendre du roi Juan Carlos est (encore) apparu : Inaki Urdangarin devra témoigner devant le même juge fin février.

 

Asturies, Aviles

Le Centre Niemeyer, mort-né

Splendide structure curviligne blanche s’élevant sur les anciennes terres industrielles des Asturies, le centre culturel conçu par l’architecte brésilien centenaire, Oscar Niemeyer, avait été inauguré en décembre 2010 à Aviles avant d’ouvrir ses portes au public en mars 2011, au son de la clarinette de Woody Allen.

 


Le Centre Niemeyer, Aviles, Asturies, mars 2011 (SurfAst/Wikimedia Commons/CC)

 

Un an jour pour jour après son inauguration, le 15 décembre, il a fermé ses portes. Ce sont ici des disputes politiques régionales – le gouvernement ayant changé en mai dernier – qui ont forcé sa fermeture.

La région avait dû débourser 50 millions d’euros pour le construire.

 

Catalogne, Figueres

Une prison vide pour un million d’euros par mois

Ces derniers jours, les médias espagnols rapportent, mortifiés, un article du New York Times qui dénonce le gaspillage de la nouvelle prison de Figueres, en Catalogne.

Flambant neuve mais encore vide, au moins jusqu’à la mi-2012, son entretien et le paiement des intérêts de sa construction coûtent déjà près d’un million d’euros par mois au gouvernement catalan, dont les finances sont pourtant déjà mal en point.

Installée sur 300 000 m², dont 60 000 de bâtiments où devraient être logés jusqu’à 750 détenus, la prison a coûté quelque 108 millions d’euros.

El Pais dénonçait lui récemment un autre gaspillage : celui entraîné par l’illumination nocturne du site, apparemment digne d’un son et lumière à la Jean-Michel Jarre. La Generalitat, le gouvernement régional, a promis d’en baisser l’intensité.

 

Espagne

La télé de Valence, sacrément fournie !

Les dépenses de certaines télévisions régionales sont montrées du doigt, tandis que certaines communautés endettées commencent à couper dans les budgets santé et éducation.

L’on apprend ainsi que Canal 9, chaîne publique de la communauté de Valence, emploie 1 800 personnes, soit plus qu’Antena 3, Telecinco et laSexta, trois chaînes privées espagnoles, réunies.

A chaque région son ‘ ambassade ’ à l’étranger

‘Utilisez les ambassades espagnoles ou vous devrez expliquer à vos concitoyens pourquoi vous dépensez plus’, a lancé récemment le nouveau ministre des Affaires étrangères, Jose Manuel García-Margallo aux communautés qui ont installé quelque 200 bureaux à l’étranger.

L’une des plus actives dans sa politique de représentation, la Catalogne, est aussi la région la plus endettée. Celle-ci a justement annoncé fin décembre qu’elle fermait son ‘ ambassade ’ en Argentine. Il lui en reste cinq à :

  • Berlin,
  • Londres,
  • New York,
  • Bruxelles,
  • Paris.

 

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31 mars 2013 7 31 /03 /mars /2013 18:54
(Here the vidéos and the article in French http://0z.fr/NTPnC)

I make you an easy done translation

"The dynamic architecture is gaining control between the two, is to integrate the space between two structural envelope and randomly generated building activity on the edge. "Transparency to let people see" Bernard Tschumi

"In the gap of the two envelopes as architecture" (Bernard Tschumi about Zénith de Rouen) issue of ownership between the two. About Fresnoy, "in-between the new roof and old industrial roofs is enabled by the system gateways. " Between the two shells (envelopes) is the space of artisctic appropriation.
"The dynamic architecture reflects the activity happening inside the building. All areas of activity are focused towards this movement space that suddenly becomes event. There are 3 people or 1500, there will always be activity since not everyone in this place with obviously some architectural tricks ... " Bernard Tschumi

« We see how we can integrate this idea of course the idea of the structure. "This gives allows to reveal itself in the course within the structure. We can take the example of the Brooklyn Bridge, "the fictitious volume compiled by all the guys and cables. It feels within which it feels like inside a structure. And engineers have often had occasion to go to extraordinary structures. there is a structure in which you can go and not so great in terms of visible but is interesting from the point of view of meaning, the Brunelleschi dome in Florence. When you walk between these two arches (ie the dome and the dome), you're in this vacuum that door. The great invention of Brunelleschi, that is inertial put there in the void and the walk in this empty. I have always been marked by the idea that we could integrate this vacuum through the vacuum. There are other magnificent structures. One day we could go in the double arch of the Grand Palais for example. This structure is extraordinary! ... Hangers in the cathedral of Chartres! For example, places that are not places where one feels familiar, but this structure as an empty carrier. » Marc Mimram, constructor of Solferino Bridge in Paris.
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31 mars 2013 7 31 /03 /mars /2013 18:38
Dear Felllows,

Koolhaas as he was a journalist, made by his questions, Constant writing in 1969 about Airport influence on urbanisation of a city or better on a Metropole. You certainly all lives in a Metropoles in the differents corners of the Earth. So I will try to tell you about French cities actuality.

Paris 2025 : http://0z.fr/5S2u9

Perhaps you know a little about the differents projects from Le Corbusier in 1922 and in 1925 up to the Plan Voisin, which talk about the center of Paris evacuated from its old buildings except along the Seine. There would be administration, museums and cultural facilities, above all an airport for vertical takeoff aircrafts (in the project of 1922 only). As you know my dear Metropolitan friends, we can add now luxury shops, tourists hotels and palaces.

About a realisation of an University built up in inspiration from the Unitary Urbanisme of Constant. http://0z.fr/b8x-l It is Saint-Denis University, but this frame of buildings is not connected with the express circular underground I talk about in last link.

Marseille 2013 : http://0z.fr/wLsbe

It is the same things with Marseille. the population reacts like in Hausmann while (1852-1869). It is important because if the Marais in Paris it is becasue the connection with Places des Victoires was aimed but not done. This is in this unhealthy district, Le Marais, Rogers and Piano have built Georges Pompidou Center.

Lyon Confluence 2001-2030 : http://projets-architecte-urbanisme.fr/lyon-confluence-eco-quartier-projets-urbains-liste/

I will send you next about the new concrete walls in France and Belgium. Perhaps you know that since many years...
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31 mars 2013 7 31 /03 /mars /2013 17:41

Voici une vidéo sur la mondialisation (WeltStrassification) du centre de Marseille !

 

 

Le Clip de Keny Arkana

 

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9 octobre 2012 2 09 /10 /octobre /2012 22:49


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21 août 2012 2 21 /08 /août /2012 23:58
1. Angers (ancien réseau 1896-1949, nouveau mis en service le 25 juin 2011)
2. Bordeaux (ancien réseau 1880-1958, nouveau mis en service le 21 décembre 2003)
3. Brest (ancien réseau 1898-1949, nouveau mis en service le 23 juin 2012)
4. Caen (ancien réseau 1901-1937, nouveau mis en service le 18 novembre 2002)
5. Clermont-Ferrand (ancien réseau 1890-1956, nouveau mis en service le 13 novembre 2006)
6. Grenoble (ancien réseau 1894-1952, nouveau mis en service le 3 août 1987)
7. Île-de-France (ancien réseau 1855-1938, nouveau mis en service le 6 juillet 1992)
8. Lyon (ancien réseau 1879-1957, nouveau mis en service le 2 janvier 2001)
9. Le Mans (ancien réseau 1897-1947, nouveau mis en service le 17 novembre 2007)
10. Marseille (ancien réseau 1876-2004, nouveau mis en service le 30 juin 2007)
11. Montpellier (ancien réseau 1897-1949, nouveau mis en service le 3 juillet 2000)
12. Mulhouse (ancien réseau 1880-1956, nouveau mis en service le 13 mai 2006)
13. Nancy (ancien réseau 1874-1958, nouveau mis en service le 11 février 2000)
14. Nantes (ancien réseau 1879-1958, nouveau mis en service le 7 janvier 1985)
15. Nice (ancien réseau 1879-1953, nouveau mis en service le 24 novembre 2007)
16. Orléans (ancien réseau 1877-1938, nouveau mis en service le 20 novembre 2000)
17. Reims (ancien réseau 1900-1939, nouveau mis en service le 16 avril 2011)
18. Rouen (ancien réseau 1877-1953, nouveau mis en service le 16 décembre 1994)
19. Strasbourg (ancien réseau 1878-1960, nouveau mis en service le 25 novembre 1994)
20. Toulouse (ancien réseau 1887-1957, nouveau mis en service le 11 décembre 2010)
21. Valenciennes (ancien réseau 1881-1966, nouveau mis en service le 3 juillet 2006)
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22 juillet 2012 7 22 /07 /juillet /2012 19:55

SATHONAY-CAMP (Rhône) (AFP) - 22.07.2012 09:55 - Par Anne-Pascale REBOUL

La gendarmerie lance sa plus grosse expérience de caserne nouvelle génération, voulue ouverte sur la ville et non plus "repliée sur elle-même", à Sathonay-Camp, petite commune près de Lyon, qui accueille 1.500 nouveaux habitants, des militaires et leurs familles.

voir le zoom : Des personnes passent devant une caserne de gendarmerie en construction, le 18 juillet 2012 à Sathonay-Camp près de Lyon 
Des personnes passent devant une caserne de gendarmerie en construction, le 18 juillet 2012 à Sathonay-Camp près de Lyon. © AFP - Philippe Desmazes
voir le zoom : Le capitaine de gendarmerie Jean-Pierre Maurige devant le chantier d'une gendarmerie, le 18 juillet 2012 à Sathonay-Camp près de Lyon
Le capitaine de gendarmerie Jean-Pierre Maurige devant le chantier d'une gendarmerie, le 18 juillet 2012 à Sathonay-Camp près de Lyon.  © AFP - Philippe Desmazes
voir le zoom : Les bâtiments d'habitation pour gendarmes et leurs familles près d'une caserne de gendarmerie en construction à Sathonay-Camp près de Lyon
Les bâtiments d'habitation pour gendarmes et leurs familles près d'une caserne de gendarmerie en construction à Sathonay-Camp près de Lyon. © AFP - Philippe Desmazes

La gendarmerie lance sa plus grosse expérience de caserne nouvelle génération, voulue ouverte sur la ville et non plus "repliée sur elle-même", à Sathonay-Camp, petite commune près de Lyon, qui accueille 1.500 nouveaux habitants, des militaires et leurs familles.

Les gendarmes ont l'obligation de vivre sur leur lieu de travail, afin d'être disponibles. Cette contrainte engendre une culture spécifique chez ces militaires qui, longtemps, ont vécu "un peu repliés sur eux-mêmes", derrière de hautes enceintes, admet le capitaine Jean-Pierre Maurige, coordinateur du projet de Sathonay-Camp.

Sur 17 hectares, le nouvel établissement, pôle régional de la gendarmerie, se veut novateur en étant "ouvert" et en permettant "les échanges" avec l'environnement.

Il demeure des grilles autour des habitations et des locaux professionnels, sécurité oblige. Mais les équipements sportifs, comme le gymnase et le terrain de basket, ont vocation à être utilisés tant par les gendarmes que par les 4.300 habitants de Sathonay-Camp.

Une artère passante, le boulevard de l'Ouest, traverse la caserne, marquant aussi son décloisonnement.

A quelques jours de la livraison des 42 bâtiments, le 27 juillet, les engins de chantier s'activent encore dans des allées de terre, entre des camions de livraison de meubles de bureau.

Des petits immeubles colorés pour les officiers et sous-officiers et sept villas pour les officiers supérieurs, soit 422 logements au total, attendent l'arrivée en août et septembre de leurs occupants, qui vont vivre l'un des plus importants déménagements de la gendarmerie de ces dernières années.

"Ne pas isoler les deux mondes"

"Il ne fallait pas recréer un camp militaire dans la ville qui aurait isolé les deux mondes", souligne le maire divers droite, Pierre Abadie, qui doit agrandir certains équipements publics, dont les écoles, pour accompagner l'installation de ces 1.500 nouveaux habitants dans sa paisible commune.

Sathonay s'est développé autour d'un camp militaire fondé à cet endroit en 1853. En 1908, en raison de conflits d'intérêts, Sathonay s'est scindé en deux communes, Sathonay-Village, resté rural, et Sathonay-Camp, aux nombreux commerces.

Les derniers militaires, du 99e régiment d'infanterie, sont partis en 1997. Des projets de zone commerciale ou de centre pénitentiaire avaient alors émergé, avant que celui du nouveau pôle de gendarmerie ne s'impose.

La principale caserne de la région, à Bron, dans l'est lyonnais, était devenue vétuste, et ses hautes tours des années 1960, en bordure de périphérique, renvoyaient à un autre âge.

A Sathonay-Camp, outre l'état-major de la région, s'installeront plusieurs unités opérationnelles, dont trois de gendarmes mobiles. Environ 600 personnes y travailleront.

Avec une armurerie, une station-service, un centre médico-social et l'incontournable mess, offrant 300 couverts, 24 chambres pour les militaires de passage et un salon de coiffure, tout a néanmoins été prévu pour pouvoir vivre en autonomie.

"C'est un vrai village dans la ville", relève Alexandre Regnier, architecte de HTVS, l'un des trois cabinets à la manoeuvre, relativisant le degré d'ouverture.

Le coût de l'opération s'élève à 160 millions d'euros. Dans le cadre d'un partenariat public-privé, le plus important jamais conclu concernant la gendarmerie, le groupe français GCC, avec 250 sous-traitants, a financé et édifié la nouvelle caserne en deux ans et demi. GCC l'entretiendra aussi durant trente ans, moyennant un loyer annuel de 12,7 millions d'euros réglé par l'Etat.

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15 juillet 2012 7 15 /07 /juillet /2012 01:31

Bonjour à tous, voici une promenade architecturale, j'espère qu'elle vous plaira.

 

00 Paris8 plan campus 2012

 

Le bâtiment A

05-universita--paris-8-saint-denis.jpg © ALC 2007

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/f/fb/Paris8.JPG © wikipédia

C'est le premier bâtiment construit pour le transfert en 1980 de Vincennes à Saint-Denis. Ici on peut voir ce qui constituait le parvis et donc l'entrée sous les amphis A et B. De l'autre côté de l'avenue de la Liberté on trouvait les fameux préfabriqués où Deleuze faisait ses cours. L'anecdote veut que le premier gardien les louait pour des mariages le samedi et qu'il s'est fait écrasé un jour qu'il traversait à pied l'avenue de la Liberté. Jusqu'en 1998, le bâtiment A comprenait l'ancienne bibliothèque qui a été réinvestit par le département Arts avec toute une mise en scène scénographique et des extrusion en façades en verre et acier corten.

 

07-universita--paris-8-saint-denis.jpg © ALC 2007

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L'extension du département art est une réalisation de Jacques Moussafir et de Bernard Dufournet (voir : http://www.culture2000.tee.gr/paris/projets/93/93_10/index_en.htm et http://www.pavillon-arsenal.com/img/conference/25/cp/PAV_25_CP.pdf). Les architectes sont contraints par une structure existente de mauvaise qualité et par un budget restreint. Le manque d'espace disponible par rapport aux besoins réels conduit à élargir vers l'extérieur les volumes et à créer des salles supplémentaires avec des boîtes en acier et des caissons en pote-à-faux. Il en résulte une façade géométrique complexe avec des projections extérieures individuelles, avec un code couleurs pour les différentes disciplines reflétant l'activité de ce département de l'université (théâtre, danse, photographie, cinéma, musique et arts plastiques et à présent la philosophie). L'accès à la lumière naturelle est limitée en raison de l'épaisseur des murs de l'édifice original, le projet dépend entièrement de l'éclairage artificiel. Chaque groupe de salles de classe possède son propre système de couleur individuelle qui donne un effet monochrome pour les couloirs et les espaces entre-deux. Les passages et les fenêtres forment une chaîne de couleur formes trapézoïdales autour de laquelle les blancs de forme rectangulaire salles de classe sont organisées. La climatisaiotn est 'parfois' défaillante.

 

27-croquis.png

28-Universite-Paris-8-Saint-Denis.jpg © G. Fessy

 

29 Université Paris 8 Saint-Denis

30 Université Paris 8 Saint-Denis  © G. Fessy

 

31 Université Paris 8 Saint-Denis © G. Fessy

32 Université Paris 8 Saint-Denis © jlbbg 2011

Lire l'article de jlbbg sur la dérivation du code couleur...

 


JACQUES MOUSSAFIR, Conférence sur l'UFR Arts de Paris 8. au Pavillon de l'Arsenal

 

Le bâtiment G

 

06-universita--paris-8-saint-denis.jpg © ALC 2007

C'est le bâtiment de l'administration notamment pour ceux qui souhaite s'inscrire à Paris 8. Allez au Rez-de-chaussée.

 

16 Université Paris 8 Saint-Denis

 

Vous le trouvez ici à gauche et sur la première image  à droite (avec la liaison entre le bâtiment G et le bâtiment A via la bâtiment-pont de la bibliothèque.

 

 

 

 

La bibliothèque

 

01-universita--paris-8-saint-denis.jpg © ALC 2007

inspiré de Gropius.

02-university-paris-8-saint-denis.jpg © ALC 2007

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03-universita--paris-8-saint-denis.jpg © ALC 2007

La bibliothèque de l’université a une dimension politique. Elle est conçue (1991-1997) sous l'ère mitterandienne pour fixer Paris 8 à Saint-Denis et éviter un énième déménagement à Bobigny voulu par la droite politique. Elle concentre diverse inspiration Le Corbusier et Gropius pour la forme extérieure, Alvar Aalto pour le plateau d'accès. L'imbrication des salles (comme des volumes extrudés en L) est typiques de l'architecture des années 90. Il y pour des palmiers. Ceux qui connaissent la bibliothèque de Créteil et celle de Toulouse-le-mirail pour reconnaitre quelques similitudes puisque l'architecte est Pierre Riboulet assisté de Gérard Blanc et de Nathalie Régnier. Surface 16 500 m², livrée en 1998.

 

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09-universita--paris-8-saint-denis.jpg © ALC 2007

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12-bibliotha-que-paris-8.jpg © ALC 2007

 13-bibliotha-que-paris-8.jpg © ALC 2007

24 Université Paris 8 Saint-Denis Bibliotheque Maquette Co

Je me suis amusé à retrouver les croquis de Riboulet et la maquette du concours pour vous. On peut y voir que le bâtiment-pont devait recouvrir l'avenue de la Liberté, ce que prouve l'escalier arrondi en façade que vous pourrez  voir en arrivant sur le site et qui n'était pas conçu comme une verrue mais comme s'ajustant à la voirie

 

 

 

 

 

Croquis de RibouletCroquis de Riboulet 2

 

 

Les bâtiments B et C

stdenisextp8mon.jpg © archiguide

Les architectes de ce temple de la connaissance sont Dominique Montassut et Bernard Trille. C'est de l'architecture post-moderne que j'ai plus de difficultés à pouvoir défendre, surtout que ces bâtiments vieillissent très mal alors qu'il ne sont que 4 ans plus vieux que la bibliothèque.

Dans le projet d'extension de l'Université Paris VIII, les architectes Dominique Montassut et Bernard Trilles ont choisi le métal pour sa mise en oeuvre préfabriquée, afin de répondre à une forte contrainte de délais et de coûts. ils ont réussis la prouesse de construire en 1991 des locaux d'enseignement et une cafétéria de 4500 m2, en moins d'un an. Cette opération a été suivie de deux extensions e habillage métal affirmant ainsi une cohérence dans le choix des matériaux. les lignes sont simples, les volumes bien dessinés. Une attention particulière a été accordée à la lumière : atrium central baigné de lumière zénithale, baies vitrées latérales, vaste verrière...
Implantées sur le terrain cédé par le conseil Général de Seine-Saint-denis, ces opérations sont coupées par le boulevard Stalingrad, des anciens bâtiments de l'Université. Une liaison piétonne et une passerelle relient désormais, l'ancien et le nouveau campus. Monsieur Sinou, chargé de mission à l'extension de l'université et maître de conférences à l'Institut français d'urbanisme nous livre son sentiment : "la placette carrée devant la cafétéria est immédiatement devenue un nouveau lieu de convivialité du campus... les bâtiments s'ordonnent sur un véritable atrium éclairé par une verrière, le confort visuel est accentué par les volumes accordés aux grandes salles de cours...".
Il apprécie le traitement des murs intérieurs "dont les colorations font oublier les sempiternelles couleurs fades des équipements publics" et la prise en compte dans le programme des activités pédagogiques d'accompagnement... "qui peuvent enfin se dérouler dans les locaux spécifiques". Et de conclure avec lui, "ces constructions sont les premiers éléments d'un véritable projet universitaire, architectural et urbain".
Surface 9000 m² (SHON) et coût  9,1 millions d'euros HT.

 

Le bâtiment D

18 Université Paris 8 Saint-Denis © CAUE 2005

17 Université Paris 8 Saint-Denis © jlbbg 2011

Fini en juin 2005, le bâtiment D est implanté en limite du seul espace dégagé et planté restant dans l'enceinte de l'université, qui par ailleurs est densément construite. Il est conçu pour permettre la respiration du lieu. Ses formes ne s'imposent pas et la matière de ses façades adoucit sa présence. Ses contours arrondis font glisser les vues et n'établissent pas de hiérarchies entre devant et derrière, entre façade principale et petits côtés. L'espace tourne autour du bâtiment. Ses façades ne présentent pas de caractère définitif. Elles permettent la lecture globale du bâtiment. Les façades sont constituées de deux peaux : à l'extérieur un verre opalescent, à l'intérieur : 25 cm en retrait, une surface réfléchissante obtenue soit par une tôle en inox - miroir soit par du verre miroir. La lumière y joue constamment au cours de la journée, suivant la position du spectateur. Petite note technique sur la vêture en vitrage dépoli, il s'agit d'un verre trempé (puisqué percé) Pilkington medium de 4mm pareclosé dans des mésuiseries verticale en aluminium thermolaqué, derrière vous avez des cassettes en tôle ionx mirroir 4/10e qui servent à protéger l'isolation thermique. La conception est de Dominique Lyon et Pierre Du Besset assistés de Anne Tellier. Le vert à l'intérieur est de Gary Glaser. Surface 6800 m² (SHON) et coût 7,4 millions d'euros HT.

 

Le restaurant universitaire

20 Université Paris 8 Saint-Denis © CAUE 2009

21 Université Paris 8 Saint-Denis © CAUE 2009

22 Université Paris 8 Saint-Denis © CAUE 2009

19 Université Paris 8 Saint-Denis © CAUE 2009

Réalisé par Jean-François Schmit en 2008, le restaurant universitaire de 2000 places est surplombé d'une résidence universitaire de 55 chambres pour étudiants. Cette proposition architecturale répond au principe d'une totale indépendance de fonctionnement entre le restaurant universitaire et la résidence internationale. Les deux ensembles sont donc clairement identifiés, dans leur structure comme dans leur fonctionnement. Un large socle constitue le restaurant universitaire, comprenant un rez-de-jardin tourné vers le campus et longé par une large galerie et un étage dédié à l'espace de restauration des étudiants et à la salle polyvalente. Au-dessus, six maisons en duplex, de construction légère, revêtues d'un bardage de bois, accueillent la résidence universitaire et forment deux rangées parallèles qui dégagent un jardin central. Dans ce projet s'entrelacent plusieurs notions architecturales contemporaines, celle de la fragmentation et de l'échelle "individuelle" dans une macro-structure. Vous aurez l'occasion si vous rentrés à l'interieur de voir par le patio du self des barreaudages de garde-corps qu'on ne retrouve nulle part ailleurs, ils sont disposés à l'extérieur. Surface 4940 m² (SHON) et coût 8 millions d'euros HT.

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13 juillet 2012 5 13 /07 /juillet /2012 21:07

003_Shema-densemble-du-Grand-Paris.jpgVoici le schéma d'ensemble du métro rapide du Grand Paris. Je l'ai enfin débusqué. Cliquez sur l'image.

 

Mails il y a ce schéma qui reprend la mobilité dans la région parisienne tout un ensemble de plans directeurs.

On les nomme les SDRIF : Schéma Directeur de la Région Ile-de-France.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

1965 : Le Schéma Directeur d'Aménagement et d'Urbanisme de la Région de Paris - SDAURP.005_SDRIF_legende.jpg

Le plan s’appuie sur les recherches entamées par l’urbaniste Henri Prost et par Raoul Dautry qui présentèrent un plan pour Paris en 1934.
1960 : L’I.A.U.R.P (Institut d’aménagement et d’urbaniste de la région de Paris) est créé par M. Sudreau (ministre de la construction).
1961 : Le décret du 31 octobre fixe les attributions du Délégué général parmi lesquelles la direction des études générales concernant l’aménagement et l’équipement de la région de Paris.
1963 : publication de “avant projet de programme duo-décennal pour la région de paris”
1963-64 : élaboration progressive du schéma directeur.
1965 : le plan est rendu public ; publication du livre “Schéma directeur d’aménagement et d’urbanisme de la région de Paris
 

Le schéma directeur publié en 1965 (cf. Sources) est introduit par la phrase : “Ce n’est pas parce que les choses sont difficiles que nous n’osons pas, c’est parce que nous n’osons pas qu’elles sont difficiles” (Sénèque)*.

 

Cliquez sur les image pour les agrandir (carte et sa légende à droite) 

 

004_Shema_directeur_de_la-region_Ile_de_France.jpg

 

2012 : Deux SDRIF sinon rien

Cette révision doit intégrer le réseau de transport, la création de 70 000 logements par an, et non de 60 000 comme initialement prévu, et prendre en compte le contenu des contrats de développement territorial (outils de mise en œuvre du Grand Paris).

Le document révisé sera voté en juillet 2012 et fera l'objet d'une enquête publique dans la foulée. Cette nouvelle version du Sdrif doit être approuvée par le gouvernement et validée par le Conseil d'Etat avant le 31 décembre 2013.
Ce n'est qu'à cette date que ce seul document s'appliquera. Actuellement, le Sdrif de 2008 peut s'appliquer, mais comme le conseil d'Etat ne l'a pas validé, cela permet au Sdrif de 1994 d'être juridiquement toujours en vigueur.

Usant de cette bizarrerie juridique, certains maires se réfèrent au Sdrif de 1994 et continuent à construire en étalement urbain avant que le futur Sdrif ne les en empêche avec ses objectifs de préservation d'espaces agricoles et de densification des villes.

Le réseau de transport public du Grand Paris, baptisé Grand Paris Express, prévoit 200 km de métro et 70 nouvelles gares à l'horizon 2025 quelque, pour créer des liaisons de banlieue à banlieue sans passer par la capitale. Ce réseau doit pouvoir transporter deux millions de personnes par jour.

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17 juin 2012 7 17 /06 /juin /2012 17:40

Paris, ville Campus

002_Campus_Paris.jpeg

A note : en exception à cette carte et pour montrer l'inadéquation de l'échelle municipale avec l'échelle métropolitaine voir cet autre article :  INSTITUTION / Sur l'avenir de l'université française et parisienne

 

Le 10 avril 2012, Djamel Klouche, architecte et urbaniste directeur de l’AUC, Jean-Pierre Charbonneau, urbaniste et consultant, et Jean-Louis Fréchin, directeur de NoDesign, entourés de consultants spécialisés, remettent leurs propositions à la Ville de Paris sur la visibilité du campus universitaire de Paris. La Ville de Paris souhaite faire largement connaître ces propositions pour les mettre en débat, associant les acteurs de l’enseignement supérieur et l’ensemble des Parisiens, dans une perspective métropolitaine.

 

A l’initiative de Jean-Louis Missika, adjoint au maire de Paris chargé de l'innovation, de la recherche et des universités, la mairie de Paris a engagé début 2011 une réflexion visant à réaffirmer Paris en tant que ville-université. «Malgré 320 000 étudiants et 16 000 enseignants-chercheurs, les universités de Paris manquent de visibilité et de lisibilité», confie-t-il. «Paris est pourtant autant influencée par ses universités que ces dernières le sont par le cadre urbain, explique Anne Hidalgo, première adjointe en charge de l’urbanisme et de l’architecture. Nous prenons acte de ce lien fort dans les évolutions à venir.» Pour cela une équipe pluridisciplinaire autour de l’architecte-urbaniste Djamel Klouche (l’AUC), associant l’urbaniste Jean-Pierre Charbonneau, le designer Jean-Louis Fréchin, l’économiste Fréderic Gilli ou encore le géographe Michel Lussault, a réfléchi depuis juin 2011 aux aménagements possibles, en lien avec les acteurs de l’enseignement supérieur. «Sur le modèle de New-York University, où l’université en centre-ville est signalée par des fanions le long des bâtiments, notre objectif est d’améliorer la visibilité des universités parisiennes, en un juste équilibre entre leur identité propre et la création d’un tout cohérent, et d’offrir un cadre adapté aux étudiants et aux chercheurs», résume Djamel Klouche. La réflexion s’est faite en parallèle de plusieurs études menées par la Ville de Paris, dont l’une sur les «temps étudiants».

 

Des propositions ouvertes au débat  

Les propositions concernent sept thèmes: la visibilité, avec la proposition de créer un label commun aux universités («UP» pour Universités de Paris) à utiliser dans l’espace public, les transports, ou sur les documents administratifs, un «bureau des temps» pour aménager les horaires des équipements, notamment dans deux zones expérimentales (l’une autour de la BPI et du CNAM, l’autre porte de Clignancourt), la création d’espaces et de services numériques, l’aménagement d’espaces publics, la création d’«attracteurs universitaires hybrides», lieux emblématiques de la vie universitaire dont la fonctionnalité et la fluidité est à améliorer, une réflexion autour des deux axes structurants que sont le RER B et la Seine, et un évènementiel étudiant à définir autour du message «Paris aime être étudiante». Parmi les huit groupes de travail formés pour affiner ces propositions, quatre portent sur des sujets transversaux (signalétique, services numériques, bureau des temps, évènementiel étudiant) et quatre sur des sites: Le Couvent des Cordeliers, la montagne Sainte-Geneviève, l’école de Médecine et Port-Royal. Chaque citoyen – étudiant ou non  – peut réagir aux propositions depuis le site de la Ville de Paris, et ce, jusqu’à l’automne. Prochain rendez-vous pour connaître le détail des aménagements: printemps 2013.

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